« Poupée, anale nationale » décrit par le biais de manifestations physiques l’univers mental regressif du fascisme et au delà du fascisme de toute tentation de repli, largement à l’œuvre dans la démocratie comme chez le démocrate ordianire. »
Alina Reyes

Poupée, la femme du chef du « Tronc » épie les réunions du parti par le trou de la serrure. Tout en se grattant « lanus » qui la démange, elle s’instruit avec ferveur des idées et du programme de ce qu’elle appellera plus tard « l’Etron National », quand c’est elle qui commandera,   « comme ça au moins tout le monde saura de quoi on parle vraiment ».
Au fil du récit, en opérant un amalgame extravagant entre son hygiène personnelle et celle de la nation, Poupée nous révèle à la loupe tout ce qui dans les gestes les plus intimes engendre de  lapensée fasciste.

« Quand j’ai des cafards dans ma cuisine est-ce que je leur demande gentiment de bien vouloir s’en aller ? J’extermine, poinbarre. Ecrabouillés, empoisonnés, anéantis. Je veux plus en entendre parler. (...) La Nation je la veux propre comme ma cuisine. »

Les rêves qui obsèdent Poupée de corps et de sociétés propres et plastiques, ultra « hygiénisés », sont donnés comme jaillissant de son corps de façon provocante, totalement débridée, sans barrières ni tabous mais avec une jubilation telle qu’elle transmet une ivresse cathartique au spectateur.

Chacun est gagné par cet humour ravageur qui tisse toute l’écriture, et finit par  confesser (non sans inquiétude) la reconnaissance d’une pensée de l’extrême bien ancrée, très largement répandue dans nos sociétés contemporaines et des plus dangereuse pour la démocratie


accueil | générique | dates | l'auteur | médias | galerie | presse | extraits | documents Pro | l'escabelle | contact et crédits | liens

Copyright©Escabelle.com 2007 - Poupée, anale nationale d’après le roman d’Alina Reyes
Email: info@escabelle.com - Réalisation: netcomposant